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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 17:53

QUADRUPPANI-2010.JPGC’était le printemps. Sous un ciel de nébulosités tendres, Domenico, Rita, Silvia et Ricardo partis de leur quartier romain des Prati, Giovanna et Maria parties de celui des Testaccio, Frédérique et Roberto de l’aéroport Leonardo da Vinci et Cédric Rottheimer de même, et Jean Kopa de Ferrare, tous progressaient à travers la campagne toscane. Tous roulaient vers Saturnia, et tous avaient appris, à la naissance ou plus tard, une langue où pour dire d’une chose qu’elle est vraiment sûre, on ajoute : « comme la mort ».

 

Ce court extrait résumé parfaitement le nouveau roman de Serge Quadruppani, « Saturne » (éditions du Masque), riche et foisonnant, multipliant les personnages et les niveaux de lecture. Un ouvrage dense mais pas dénué d’humour, signé par l’émissaire français du roman noir italien.

 

Le résumé

Aux thermes de Saturne, lieu de détente favori des Romains aisés, un homme abat froidement trois personnes apparemment prises au hasard et disparaît. À la veille du G8 qui doit avoir lieu à l'Aquila, dans les Abruzzes, la piste Al-Qaeda est la première qui se présente mais la commissaire Simona Tavianello a vite fait d'en découvrir d'autres, dont les ramifications mènent très près des plus hauts cercles de pouvoir internationaux. Mafias, sociétés écrans, services secrets...


Dans la traque du tueur et de ses commanditaires, la commissaire sera aidée par le privé Rottheimer, un comité Vérité et Justice et surtout un enfant assoiffé de vengeance. Sans oublier le renfort d'un lapin, d'un âne, d'un chat et d'un chien.


Pour affronter la vérité, la commissaire devra se mesurer à ses propres supérieurs et à cette justice qu'elle avait jusqu'alors fidèlement servie.

 

L’AVIS
«Pour comprendre le succès du roman noir italien en France, il faut partir de Quadruppani : la voix française de Camilleri, Carlotto, Evangelisti... Et c'est seulement maintenant que ses œuvres sont traduites en italien que nous pouvons nous rendre compte de l'indiscutable valeur littéraire et du rôle de pont entre deux mondes qui lui revient.» (Giancarlo de Cataldo, La Repubblica).

 

LE PLUS

Serge Quadruppani met en scène dans son roman le « Maestro Andrea Camilleri » qu’il remercie « d’avoir approuvé les propos que je mets dans sa bouche ».

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Published by Olivier Quelier - dans Critique littéraire
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