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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 14:18

Ce lundi 1er mars, le journaliste et romancier Eric Fottorino sera l’invité du Centre national du livre. Il sera l’invité des « Lundis du CNL » et débattra avec Jean-Baptitste Harang du « roman comme révélateur des origines ».

 

clip_image002.jpgLe Centre national du livre organise un cycle de conférences intitulé : « Les lundis du CNL ».


Ces rendez-vous mensuels permettent au public de mieux connaître certains auteurs de renom, ou des personnalités du monde de l’édition qui ont carte blanche pour orchestrer « leur » soirée.

 

Ce lundi 1er mars, Eric Fottorino interviendra sur « le roman comme révélateur des origines ». La soirée sera animée par Jean-Baptiste Harang, écrivain et critique.

 

En 1984, après des études de droit à l’université de La Rochelle, puis à l’Institut d’études politiques de Paris, Eric Fottorino débute comme pigiste à Libération et à La Tribune de l’économie. Il entre au quotidien Le Monde en 1986 et devient grand reporter (1995-1997) avant d’être nommé rédacteur en chef en 1998, puis chroniqueur en 2003.

 

Eric Fottorino est nommé directeur de la rédaction du Monde en mars 2006. Le 25 janvier 2008, il est élu à la présidence du directoire, succédant ainsi à Pierre Jeantet.

 

Eric Fottorino est également connu comme romancier et essayiste, il a publié son premier roman « Rochelle » en 1991. « Un territoire fragile » (Stock) a reçu le Prix Europe 1 et le Prix des Bibliothécaires. Il est également l'auteur de « Caresse de rouge » paru aux éditions Gallimard, couronné par le Prix François-Mauriac en 2004. « Korsakov », son septième roman, a été récompensé par le Prix Roman France Télévision 2004, et par le Prix des Libraires 2005. « Baisers de cinéma » a reçu le Prix Femina en 2007.

 

Son dernier livre, « L’homme qui m’aimait tout bas », a été publié en 2009 aux éditions Gallimard. Les romans d’Eric Fottorino sont tous marqués par les questions d'identité, et d'exploration du rôle des adultes et de leurs relations avec les enfants.

 

Lundi 1er mars 2010 à 19h, Centre national du livre, Hôtel d’Avejan, 53, rue de Verneuil Paris (7e).

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation indispensable : Patrice Morin : tél. 01 49 54 68 92 ; patrice.morin@culture.gouv.fr

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 12:31

Catherine Clément assurera la présidence du jury 2010 du prix du Livre Inter, l’une des récompenses importantes (et surtout prescriptrice) du monde littéraire.


 

67532_une-catherine-clement.jpg(Photo : lepoint.fr)


Philosophe, romancière et grande voyageuse, Catherine Clément est également depuis 2007, la représentante du collège de l’écrit au sein du conseil d’administration de la Scam (Société civile des auteurs multimédia).


 

Après une carrière qui l’a conduite de l’Ecole normale supérieure à la Sorbonne, où elle a été nommée par Vladimir Jankélévitch en philosophie morale et politique en 1964, elle est devenue journaliste au Matin de Paris, puis est entrée au ministère des Affaires étrangères. Elle y est restée dix-sept ans dans le secteur de la politique culturelle extérieure à des titres divers, séjournant plusieurs années en Inde, au Sénégal et en Autriche.


 

Chemin faisant, Catherine Clément a écrit plusieurs essais sur l'anthropologie et la psychanalyse et de nombreux romans. Au total plus d’une cinquantaine de livres (La Sultane, La Señora, Pour l'amour de l'Inde, Le voyage de Théo, Le pouvoir des mots, Claude Lévi-Strauss, Eloge de la nuit...) traduits dans une trentaine de langues. Son nouveau roman 10 000 guitares paraît aux éditions du Seuil ce mois-ci.


 

Imposer la force de l'idée d'auteur

 

Catherine Clément a par ailleurs travaillé plusieurs années avec Charles Brabant dans le cadre de l'ORTF. En 2002, elle rédige un rapport sur la culture à la télévision, La nuit et l'été, qui plaide pour l'inscription du service public dans la Constitution afin d'enrayer la dérive commerciale de la télévision publique.


 

Fondatrice, en 2006, de l'Université populaire du Musée du quai Branly, qu’elle dirige, Catherine Clément souhaite imposer la force de l'idée d'auteur dans un monde qui tend à le nier ; « Ce combat qui commence sera gagné » affirme-t-elle. Une vie intense qui méritait bien un livre : Mémoire, publié aux éditions Stock en 2009.

 

Faites partie du jury du Prix du Livre Inter 2010

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 12:06

Si vous souhaitez faire partie du jury du Prix du Livre Inter 2010, il suffit d’envoyer votre candidature avant le 19 février 2010 à l’adresse suivante:

 

LIVRE INTER

France Inter

75220 Paris Cedex 16

 

Voici le calendrier :

 

Vendredi 19 février : date limite d’envoi des lettres de candidature pour faire partie du jury

Jeudi 25 mars : réunion pour le choix du jury

Mercredi 31 mars : annonce de la composition du jury (24 auditeurs, 12 femmes, 12 hommes) et des 10 romans sélectionnés

Dimanche 6 juin : réunion du jury et vote

Lundi 7 juin : proclamation du 36e Livre Inter

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 14:42

photo_jean_metellus.jpgLa Maison de la Poésie et le Printemps des Poètes organisent ce dimanche 31 janvier à 19h un meeting poétique, en partenariat avec Médecins du Monde.

 

Comme l’expliquent les organisateurs, « la poésie est d’un réel secours tandis que nous mettons en route toutes les solidarités imaginables vers l’île meurtrie. La poésie qui témoigne, la poésie vive et forte qui nait et s’exprime dans ce pays d’Haïti depuis toujours, depuis le Dessaline et le Anacaona de Jean Métellus. Cette soirée témoignera de la poésie haïtienne, de la force puissante et ancestrale de ce peuple, une soirée où la poésie rencontra et participera au débat avec les philosophes et les forces de progrès ».

 

Seront présents à cette soirée : Jean Métellus, poète et romancier haïtien (photo) ; Bruno Doucey, poète, essayiste et éditeur ; Daniel Maximin, romancier, poète et essayiste ; Edgar Morin, philosophe et sociologue (sous réserve) ; Claude Mouchard, poète, traducteur ; Léonie Simaga, comédienne -sociétaire de la Comédie Française. Témoignage d'un représentant de Médecins du Monde

 

Meeting poétique en faveur d’Haïti. Dimanche 31 janvier à 19h à la Maison de la Poésie. Entrée libre. Les dons seront versés à l'association Médecins du Monde.

 

Passage Molière - 157, rue Saint-Martin 75003 Paris. Tél. 01 44 54 53 00.

M° Rambuteau - RER Les Halles.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 15:30

dyn008_original_452_312_jpeg_58330_8b11ad9e0d7c78696f1edc7d.jpg2010 débute à peine mais les prix littéraires continuent d’être au rendez-vous.


A commencer par le prix des Deux-Magots, qui lance l’année.


Voici les sélections des prix décernés dans les prochaines semaines.

 

Prix des Deux-Magots

Le prix des Deux Magots, qui sera décerné ce mardi 26 janvier, récompensera l’un de ces trois auteurs :

Bernard  Chapuis, Le Rêve entouré d'eau (Stock) ; Etienne de Montety, L'article de la mort (Gallimard) Laurence Plazenet, La blessure et la soif (Gallimard).

 

Goncourt du Premier Roman

Voici la sélection du Goncourt du Premier Roman 2010, qui sera attribué le mardi 2 février.

Laurent  Binet, HHhH (Grasset) ; David Boratav, Murmures à Beyoglu (Gallimard) ; Natascha Cucheval, Un sentiment (Fayard) ; Marie Delos, L'immédiat (Seuil) ; Olivia Elkaim, Les graffitis de Chambord (Grasset) ; Elisabeth Filhol, La Centrale (POL) ; Elsa Fottorino, Mes petites morts (Flammarion) ; Marie Le Gall, La Peine du Menuisier (Phébus) ;  Vincent Message, Les veilleurs (Seuil) ; Etienne de Montety, L'article de la mort (Gallimard) ; Camille de Villeneuve, Les insomniaques (Philippe Rey).

 

Grand Prix RTL-Lire

Le Grand Prix RTL-Lire sera décerné le 25 mars 2010 dans le cadre du Salon du livre de Paris par un jury composé de cent lecteurs. Cinq auteurs sont en lice :

Kim  Thuy, Ru (Liana Levi) ; Véronique Olmi, Le premier amour (Grasset) ; Valentine Goby, Des corps en silence (Gallimard) ; Elisabeth  Filhol, La Centrale (POL) ; Hugo Boris, Je n'ai pas danse depuis longtemps (Belfond).

 

(sources : prix-litteraires.net.)

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 16:34

Le 37e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême se tiendra du 28 au 31 janvier.

 

Pour découvrir les albums en lice pour la compétition officielle…

Pour consulter le programme détaillé de ces quatre jours de salon…

Pour connaître la liste des auteurs et éditeurs présents…

Pour participer à l’aventure communautaire de la bande dessinée…

Pour ne rien manquer des événements : expositions (« Léonard », « Les Tuniques bleues ») invités d’honneur (Sempé et Crumb)…

Pour maîtriser toutes les infos pratiques…

Pour tout savoir des tarifs et de la billetterie…

 

… rendez-vous sur le site officiel en cliquant ICI !

bd_angouleme.jpg

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:04

Laferri-re-C.Beauregard.jpgDany Laferrière, prix Médicis 2009, est l’invité du salon de lecture Claude Arnaud (Bibliothèque Nationale de France) ce lundi 25 janvier de 18h 30 à 20h.

 

Il parlera de son roman, « L’Enigme du retour » (Grasset). Un livre qui évoque le retour du narrateur dans son pays natal, Haïti. Il en avait été exilé, comme son père des années avant lui, par le dictateur du moment. Et le voilà qui revient sur les traces de son passé, de ses origines, accompagné d’un neveu qui porte le même nom que lui. Un périple doux et grave, rêveur et plein de charme, qui lui fera voir la misère, la faim, la violence mais aussi les artistes, les jeunes filles, l’espoir, peut-être. Le grand roman du retour d’exil.

(Photo : copyright C. Beauregard)

 

Lundi 25 janvier de 18h 30 à 20h à la BNF / Arsenal 1 rue Sully 75004 Paris. Entrée libre, inscription obligatoire au tél. 01 53 79 49 49.

 

Nul doute que cette soirée sera également l’occasion pour Dany LAferrière de revenir sur le drame d’Haïti.

Pour en savoir plus :

 

 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 13:11

Patrick Rambaud, l’auteur de la « Troisième chronique du règne de Nicolas Ier » (Grasset, 2010) dialoguera en direct avec les internautes ce jeudi 21 janvier à 17h sur canalchat.com.

Pendant une heure, il délivrera une analyse caustique de l'actualité de "l'hyper-président" sur www.canalchat.com (en partenariat avec le site Evene.fr)

 
rambaud.jpegCette « Troisième chronique du règne de Nicolas Ier » fait suite aux deux précédents immenses succès en librairie (janvier 2008 et 2009) écrits par le facétieux Patrick Rambaud.
Dans cet ultime opus de la trilogie élyséenne, cet auteur officiel de trente livres (officieusement du double) dresse, toujours avec une bonne dose d’humour noir, le tableau d’un pays au bord de la crise de nerf.
Patrick Rambaud, célèbre pour ses pastiches (avec Michel-Antoine Burnier) et ses parodies (de Duras notamment) a obtenu le prix Goncourt en 1997 pour « La Bataille ».

 

Les internautes pourront également retrouver sur canalchat.com l’intégralité des chats déjà enregistrés :

 

- Mercredi 16 décembre : Franck Thilliez 

- Lundi 14 décembre : Kent 

- Lundi 7 décembre : Yves Cochet

- Mardi 24 novembre : Soma

- Jeudi 5 novembre : La Blanche

- Mercredi 7 octobre : The Dodoz

- Mercredi 8 juillet : Cocoon

 

Canalchat.com, référence du dialogue en direct sur internet, donne régulièrement rendez-vous aux internautes pour des rencontres musicales, littéraires, politiques, sportives... Le principe est simple : une heure de chat en direct et en vidéo, au cours de laquelle les internautes ont la possibilité de poser toutes leurs questions aux personnalités, pour un dialogue instantané sans tabous ni intermédiaires. Une occasion unique de découvrir ou redécouvrir celles et ceux qui font l'actualité...

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 11:02

Ingrid Astier, qui vient de publier son premier roman noir, « Quai des enfers », sera en dédicace ce jeudi 21 janvier à la librairie Terminus Polar (Paris XIe).

image001-copie-3.jpg

Ingrid Astier écrit :

« Ce jeudi 21 janvier est un jour particulier pour moi.

Ce sera la première signature de « Quai des enfers », roman policier (Série Noire, Gallimard) juste sorti, sur lequel je travaillais depuis deux ans.

Pour l’écrire, je me suis immergée dans les milieux du roman (Brigade criminelle du quai des Orfèvres, Brigade fluviale de Paris, le monde des nez-parfumeurs, les pêcheurs, les SDF des bords de Seine, la médecine légale, la psychiatrie…), pour bâtir une intrigue où l’imaginaire et le réel se fondent jusqu’à l’étreinte.

Cette plongée lui donne une couleur étrange, née des équipées nocturnes ».

 

La signature aura lieu à la librairie Terminus polar, spécialisée en romans policiers, ce jeudi 21 janvier, à partir de 19 h. 1, rue Abel-Rabaud, Paris XIe. Métro : Goncourt.


Ingrid Astier, 33 ans, est agrégée de lettres, spécialiste de Cioran. Dans le Figaro littéraire du 14 janvier, Sébastien Lapaque écrit à propos de « Quai des enfers » : « Ingrid Astier ne se prive ni de nonchalances ni de chemins de traverse. Dialoguiste habile, elle a une singulière façon de peindre ses personnages et le don de les mettre en scène au cœur de l’angoisse. Par là, Quai des enfers bénéficie de ce que l’amateur est en droit d’exiger de tout roman noir français : une atmosphère ».

 

Ingrid est aussi passionnée de cuisine et a notamment signé, dans la collection « Petit Mercure » au Mercure de France, « Le Goût du thé », « Le goût de la rose » et « Le Goût du chocolat ». Elle est également l’auteur de « Cuisine inspirée » (publié chez Agnès Vienot).

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 14:23

Un brunch littéraire avec Bernard Werber était organisé ce dimanche 17 janvier dans un restaurant de Montmartre. L’occasion pour une soixantaine d’amis et de fans de rencontrer cet auteur culte. Au menu : « Le Miroir de Cassandre », le futur, l’écriture…

Récit de l’après-midi par Valérie Bettencourt

 

Bernard-Werber-17-jan-10-013.jpgPerché en haut de la Butte Montmartre, au pied du Sacré Cœur, l'endroit est attrayant.

 

Pour parvenir jusque-là, certains ont dû garer leur voiture vers Pigalle et grimper à pied quelques centaines de marches dans le froid ensoleillé de janvier.


Mais peu importent l'essoufflement, le nez rouge et l'œil larmoyant moyennement élégants qu'ils affichent en arrivant, car le jeu en vaut la chandelle : ils vont assister à un brunch littéraire en compagnie de Bernard Werber, auteur culte de toute une génération, et même de plusieurs si l'on en croit les âges très divers des membres de cette assemblée.  

 

Tout commence par un bon déjeuner dans ce restaurant auvergnat de cuisine traditionnelle, le "Clocher de Montmartre". Werber est assis avec quelques invités. En face de lui se tient la grande table de ses "amis" de Facebook, qui ont eu l'info il y a quelques jours sur le "mur" de leur écrivain préféré et se sont empressés de réserver leur place. C'est sans doute Chantal, la maîtresse des lieux, qui leur a répondu au téléphone : elle s'occupe du restaurant depuis 1975 et organise très souvent des rencontres avec des artistes (auteurs, peintres, magiciens, humoristes…).  

 

Bernard-Werber-17-jan-10-063.jpgA peine le café terminé, Bernard Werber se lève, bouge les chaises, aide à organiser la salle et s'empare enfin du micro. Il est calme et souriant, sa voix est douce, un peu basse, son ton presque confidentiel. Il commence par poser quelques questions à la soixantaine de privilégiés assis face à lui : Qui a lu mes livres? Qui n'a jamais lu aucun de mes livres? Qui a déjà regardé mon site de « L’Arbre des possibles » ? Qui veut être écrivain?


A chaque fois, des mains se lèvent, plus ou moins nombreuses suivant la question. Werber est attentif à son public, il regarde chacun droit dans les yeux, reconnaît quelques habitués qui viennent le voir de temps en temps. Certains se sont déplacés de province, et même de Bruxelles.  

 

Ancré dans la réalité présente

 

Puis Bernard Werber commence sa conférence en résumant son dernier livre, « Le Miroir de Cassandre ». L'histoire d'une jeune fille autiste de 17 ans nommée Cassandre, qui possède le même don que l'antique (avec qui elle est connectée et qu'elle voit en rêve) : voir l'avenir. Mais aussi la même malédiction : n'être crue de personne… Situation difficile, qui amène l'héroïne à se réfugier dans une gigantesque décharge baptisée "Rédemption" où une bande de clochards la recueille et la prend enfin au sérieux.

 

Contrairement aux précédents livres de Werber, qui ont une connotation fantastique, celui-ci est ancré dans la réalité présente (si l'on peut admettre la réalité du don de voyance). Mais il traite d'un sujet cher à l'auteur : le futur.

 

Le futur fait peur, et il n'y a qu'à regarder les infos pour frémir devant des prévisions terrifiantes et alarmistes. Bernard Werber prend le contrepied de cette angoisse, réhabilite le futur, tente de prouver qu'un avenir meilleur est possible si on le décide maintenant, et qu'en faisant de petites actions individuelles on change finalement le tout. « Mon travail est une vulgarisation des connaissances, dit-il, pour vous donner envie de vous intéresser à des sujets nouveaux, d'ouvrir vos horizons et de monter vos propres projets ».

 

Un vent d'enthousiasme recouvre la salle, touchée par la force positive que dégage ce type-là. Car c'est sans doute la particularité de Werber : il écrit des histoires originales, certes, et de surcroît avec un talent rare, mais sa fonction va au-delà de celle de l'écrivain. A l'évidence, il transmet des valeurs, des idées, des messages parfaitement cartésiens hérités de son passé de journaliste scientifique au Nouvel Obs, et d'autres plus philosophiques, humanistes, voire spirituels, qui ressemblent parfois aux enseignements des grands maîtres tibétains. Tout cela dans des romans que chacun est libre de prendre au niveau qui lui correspond. Si les milieux littéraires dénigrent parfois Werber, le public ne s'y trompe pas et le suit. Parce qu'il a ce don spécial de faire réfléchir sur des sujets extrêmement profonds à travers des histoires accessibles à tout le monde…  

 

« L’écriture est une fuite positive »

 

En plus d'être un "messager", Bernard Werber est un travailleur acharné. Il écrit tous les jours, parce que pour lui l'inspiration vient du travail, de la rigueur et de la discipline. Et l'écriture le met dans un état de transe, de rêve éveillé qui le connecte à fond avec ses personnages. « C'est une forme de schizophrénie, dit-il. L'écriture est une fuite, mais une fuite positive qui amène à la création, contrairement à la fuite dans l'alcool ou la drogue. L'écriture est mon point fort, et je renforce ce point fort au lieu de chercher à travailler mes points faibles, c'est un choix. A part ça, j'ai beaucoup de mal dans la vie quotidienne, quand il faut aller faire des courses ou gérer les factures ! ». C'est aussi une des caractéristiques de Werber : l'humour, la légèreté, l'autodérision. Et l'humilité, qui est la marque des grands.  

 

Bernard Werber 17 jan 10 054Il termine par quelques conseils aux écrivains en herbe : « Ayez votre propre style, n'imitez personne, n'ayez pas peur d'être original. Trouvez votre chemin, sinon vous serez remplaçables. Et c'est valable pour tout le monde, pas seulement pour les auteurs : on a tous un talent, et la vie consiste à découvrir lequel ». Et hop, nous voila repartis un cran plus haut vers un niveau de cogitation intense… 

 

Les questions se succèdent et Bernard Werber y répond avec plaisir. Hélas,  il a un planning serré et ne peut passer toute la journée à discuter dans ce restaurant. Dommage, nombre d'entre nous auraient bien enchaîné sur un dîner, voire un souper, pour continuer à l'écouter et échanger avec lui. 

 

Il se prête au jeu des signatures, dédicace ses bouquins à tous ceux qui le souhaitent.

Puis doit filer très vite… 

 

Alors chacun se sépare, reprend le métro, la voiture garée à Pigalle, ou le train vers la Belgique. Chacun avec la même pensée, partagée (ou pas) avec le voisin : il est passionnant… quand-est-ce qu'il revient? 

 

Valérie Bettencourt est auteur (romans, scénarios, documentaires…). Elle a notamment publié en 2009 un roman intitulé « Les Femmes de mes vies ». Pour en savoir plus : le site de Valérie.

 

Verbatim : Bernard Werber dans Le Monde (11 novembre 2009)

 

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