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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 16:49

La prochaine édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie se déroulera du 16 au 24 mars. Elle fêtera la langue française, sa richesse et sa diversité. Et donnera l’occasion de lancer l’opération  « Dis-moi dix mots ».


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Le Concours des dix mots, piloté par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec les ministères de la Culture, des Affaires étrangères et de l’Agriculture, invite les classes à réaliser une production artistique ou littéraire reposant sur un travail linguistique à partir de dix mots.

 

Il permet aussi à tout un chacun de s’amuser avec les mots et, cette année, de découvrir comment la langue française essaime partout dans le monde.

 

Les dix mots de cette nouvelle édition ont été choisis parmi les termes, tournures  et expressions empruntés à la langue française par d’autres langues comme l’allemand, l’anglais, le polonais, le portugais, le russe, le néerlandais, l’espagnol et l’italien.

 

C’est au français, historiquement, que les langues du monde ont le plus emprunté. De nombreux mots issus des domaines les plus divers sont passés tels quels dans d’autres langues.

 

Il s’agit de :

 

atelier, bouquet, cachet, coup de foudre, équipe, protéger, savoir-faire, unique, vis-à-vis, voilà.

 

Le site dismoidixmots présente de nombreuses informations sur le concours et sur la langue en général. Il donne aussi de longues définitions des termes retenus, offrant pour les illustrer diverses citations. Toutes ne sont pas pertinentes (notamment pour l’adverbe « voilà ») mais certaines sont toujours agréables à replacer.

 

Voici donc un court florilège :

 

« Le collège est l’atelier qui enseigne le doigté de la machine à penser. »
Romain Rolland.

 

« Onze hommes, quinze hommes : une équipe. Quarante : une Académie. »
Paul Vialar.

 

« Au teint, on juge l’étoffe ; au bouquet, le vin ; à l’odeur, la fleur ; au langage, l’homme. »
Charles Cahier.

 

« [...] c’est le langage, et non pas l’homme qui est unique. »
Edgar Morin.

 

« On ne peut ni se protéger ni se défendre contre la critique ; il faut la braver, et à la fin elle se lasse. »
Goethe.

 

Olivier Quelier (d'après CP).

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 19:01
A quelqu'un qui lui demandait "Vous venez de là-bas?" Giacomo Casanova répondait "Non, Venise n'est pas là-bas, elle est là-haut". Pour l'heure, elle est aussi accrochée aux cimaises de deux musées parisiens. Jusqu'au 21 janvier à Jacquemart-André sous le double hommage rendu à Canaletto et à Guardi, ainsi qu'au Musée Maillol où jusqu'au 10 février, l'on retrouve Canaletto, maître des vedute vénitiennes.

Une chronique de Frédérique Bréhaut

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Les Anglais lancés dans leur "Grand tour" en raffolaient. Les Vedute, ces vues de Venise ancêtres de la carte postale, ont bâti la fortune de quelques peintres vénitiens dont Antonio Canal di Canaletto (1697-1768) puis Francesco Guardi (1764-1835). Grâce aux vedute, de simples décors les villes devenaient sujets du tableau.

Dans les salons de Jacquemart André, le Grand Canal, la place Saint Marc, la Salute, le Rialto, se mirent sous des ciels plus ou moins nuageux, dans des eaux dont la couleur varie des irisés de l'huître à d'étonnants verts tropicaux. Canaletto possédait le sens de la reproduction avec celui des affaires. Sous son pinceau, les mêmes scènes se multiplient; belles se rendant au bal, noria de gondoles, personnages masqués de Carnaval, perruquier ajustant sa marchandise devant son échoppe,  silhouettes capées de noir ou chats colériques se défiant sur la place San Marco. 

Le visiteur rend grâce

Au bout du compte, le visiteur rend grâce. La minutie des vues, la façade nacrée du Palais des Doges, la splendeur du Bucentaure, finissent par lasser. 

L'exquis urbanisme de la Cité des Doges avec ses palais, ses canaux, ses cheminées coniques qui griffent les nuages, ses personnages théâtralisés, perd de son pouvoir. De la répétition naît l'ennui. 

Sans compter que le musée Jacquemart-André attire allez savoir pourquoi, la clientèle la plus mal élevée de Paris. Nulle part ailleurs le visiteur ne doit composer avec autant de malappris qui se plantent devant vous, nez collé au tableau, papotent à l'entrée d'un salon exigu, tiennent leur audio guide à 5 centimètres de leur oreille. Au mieux, vous n'avez pas cet appareil et vous êtes informé, quoique à contre-temps. Au pire, vous avez le vôtre, ce qui vous vaut un commentaire en stéréo.

Lorsqu'ils laissent assez d'espace, on peut alors s'attarder sur les tableaux de Guardi, émule de Canaletto qui a remplacé l'habileté manufacturière du premier par une sensibilité plus touchante. Figée chez l'aîné, la Sérénissime vibre chez le second. 

Plus attractif au musée Maillol

Canaletto est plus attractif au musée Maillol. Les vedute sont les mêmes, mais le musée de la rue de Grenelle dévoile d'émouvants carnets de croquis ainsi qu'une reconstitution de la camera oscure, chambre noire que le peintre utilisait pour faire les relevés des enfilades de façades, des perspectives. D'où la précision pointilleuse de ses tableaux…et leurs succès. Les voyageurs qui achetaient les vues de Canaletto rentraient au pays avec l'exacte reproduction des sites emblématiques de Venise.

Enfin pour rester au contact avec la Venise pétillante, spirituelle, voici quelques belles lectures.
A tout seigneur tout honneur, "Histoire de ma vie" de Giacomo Casanova. Si on laisse de côté les amours turbulentes de Sand et Musset à l'hôtel Danieli, ne boudons pas "Les carnets d'Asper" d'Henry James.

Et s'il faut choisir encore, après les déambulations crépusculaires d'Aschenbach, le héros de "Mort à Venise", Dona Leon aujourd'hui signe d'excellents polars. Sur les traces du commissaire Brunetti, Venise sort des vedute chères au XVIIIème siècle pour offrir des suspenses digne de l'intrigante ville des Doges.
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:48

Le jury du prix Folire s’est réuni au Centre hospitalier de Thuir (Pyrénées-Orientales). Il a récompensé Gilles Paris pour son roman « Au Pays des kangourous » (Don Quichotte). L’auteur recevra son prix en janvier prochain, des mains du parrain, Bernard Pivot.

 

Gilles Paris 2 - copyright Jean-Philippe Baltel

copyright Jean-Philippe Baltel


Le jury, composé de 58 patients de l’établissement de santé, devait départager les trois finalistes de l’édition 2012 : Gilles Paris l’a emporté avec 36 voix, suivi de Julie de La Patellière, « Notre nuit tombée » (Denoël) et Martin Belskis, « Dans le square » (Buchet Chastel).

 

Le Prix Littéraire Folire, créé en 2011 est le fruit d’un partenariat original entre le Centre hospitalier de Thuir, la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon et le Centre Méditerranéen de Littérature (CML).


Il a pour objectif de permettre aux personnes souffrant de troubles psychiques de couronner la qualité littéraire d’un récit ou d’un roman d’un auteur francophone.


Peu après la proclamation du prix, André Bonet, président du Centre Méditerranéen de Littérature et Philippe Banyols, directeur du CHS de Thuir, ont dévoilé le nom du parrain. Il s’agit de Bernard Pivot, de l’Académie Goncourt. Ce dernier a accepté d’accompagner le lauréat Gilles Paris en janvier 2013 à Thuir pour lui remettre le prix au nom des différents partenaires.


Gilles Paris est très ému par cette récompense. « Parce que j’ai le Prix ? Bien sûr, comme tout lauréat, heureux d’être reconnu. Mais plus encore. Car depuis huit ans, les dépressions que j’ai vécues et vaincues à trois reprises, ont gardé leurs empreintes et le fait que des patients aient voté pour moi change tout. »


« Une revanche sur ces années noires »


Il poursuit : « C’est une revanche sur ces années noires aujourd’hui enfuies. Je me souviens des patients avec qui je partageais mes journées et qui m’ont aidé à surmonter mes angoisses et mes peurs. Car bien au-delà de la médecine et de mes efforts, je sais que je leur dois en grande partie ma survie. Des anonymes pour la plupart que je n’ai jamais revus, mais qui restent en moi comme les meilleurs antidépresseurs qui soient. »

 

Et Gilles Paris conclut : « Être lu par un homme ou une femme qui aujourd’hui traverse ce long tunnel, et apprécie ce roman où la dépression d’un père est évoquée de manière légère par les yeux et les mots d’un enfant, est la plus belle des récompenses qui m’aura été faite tout au long de la promotion de ce roman. Et bien au-delà, car « ce corps étranger » qui pénètre tout dépressif et fait de lui un être vulnérable et fragile, donne un sens à l’écrivain que je suis. »


Avec « Au pays des kangourous », Gilles Paris a pris le parti de faire parler un enfant de 9 ans, « un âge ou l’enfant ne juge pas. Il essaye de comprendre. Sa vision du monde donne la distance nécessaire pour aborder les choses graves de la vie ». Un roman grave et rempli d’optimisme.

 

 Gilles Paris, « Au pays des kangourous ». Editions Don Quichotte 18.30€, 256 pages.

 



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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 19:09

Vous aimez la photo ? Vous aimez les bars ? Vous aimez photographier les bars ? Pierrick Bourgault est votre homme ! Depuis des années, ce journaliste baroudeur se passionne pour les bistrots, les zincs, les cafés, lieux de rencontres et de hasard, de partage et de découverte. Bref, un lieu à l’image de cet infatigable curieux qui conjugue les talents. Petit aperçu ci-dessous.


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Le guide : Thomas Jonglez a confié à Pierrick Bourgault la mise à jour (textes et photos) de son best-seller « Paris Bars & restos insolites » (éditions Jonglez. 192 pages. 17, 90€). Un guide riche d'idées et d'adresses surprenantes : dîner chez un parfait inconnu, une terrasse secrète de plain-pied sur le parc Monceau, un restaurant invisible de la rue, un bar où l'on peut prendre sa douche, déjeuner dans un squat d'artistes ; maintenant, à vous de vous amuser ! En librairie.

 

Deux expos « Rencontres de bars », jusqu’au 10 novembre au Bozart (9, rue Jean-Pierre Timbaud, M° Oberkampf ou Filles du Calvaire) avec le Festival international de la photographie culinaire et les Brasseurs de France. En décembre, chez Jérôme à la brasserie Le Hercé (Mayenne).

 

Trois conférences : « Comment mieux photographier », jeudi 8 novembre à 19h 30 à l'Entrepôt (7, rue Francis-de-Pressensé, M° Pernety, entrée libre).

« Comment photographier les bars et bistrots » vendredi 9 novembre de 12h à 12h 45 à l'Ecole des Gobelins dans le cadre du Festival international de la photographie culinaire (73, boulevard Saint-Marcel, M° Gobelins, entrée libre).

Et à l'Hôtel de Ville de Paris, jeudi 6 décembre à 16h 40 « Les cafés : observatoire et laboratoire » lors de la Conférence internationale du tourisme créatif (entrée libre, sur inscription).

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A noter enfin que le Salon de la photographie, le stand Dunod B107 accueille les « 100 conseils pour mieux photographier » (du même Pierrick Bourgault !) pour deux ateliers-dédicaces : vendredi 9 novembre de 16h à 17h 30 et samedi 10 de 13h à 14h 30.

 

Plus d'infos sur www.monbar.net et www.facebook.com/pierrick.bourgault.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:20

42e prix maison de la presse 01Le Prix Maison de la Presse vit cette année sa 42e sélection. La remise du Prix aura lieu le 23 mai en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le Président du jury de l’édition 2012, Patrick Poivre d’Arvor.

 

Le jury lui-même est composé de 24 professionnels de la distribution, parmi lesquels quinze libraires propriétaires de Maison de la Presse, différents chaque année.

 

Voici la liste, en avant-première, des six ouvrages sélectionnés pour le Prix 2012 :


- Les dames de Rome, Françoise Chandernagor (Editions Albin Michel)

- Les silences de la guerre, Claire Fourier (Editions Dialogues)

- Les soeurs Ribelli, Corinne Atlas (Editions Fayard)

- Ce qu’il advint du sauvage blanc, François Garde (Editions Gallimard)

- La liste de mes envies, Grégoire Delacourt (Editions J.C. Lattès)

- Un avion sans elle, Michel Bussi (Editions Presses de la Cité)

 

Le premier lauréat de ce prix, en 1970, alors intitulé Prix des maisons de la presse, était Jean Laborde pour "L'Héritage de violence" (Flammarion). Parmi les auteurs récompensés, on peut citer Maurice Denuzière ("Louisiane") ; Irène Frain ("Le Nabab") ; Régine Desforges ("La Bicyclette bleue") ; Amin Maalouf ("Samarcande") ; Patrick Cauvin ("Rue des Bons-Enfants") ; Paul Couturiau ("Le Paravent de soie rouge").

 

En 2010, Adelaïde de Clermont Tonnerre est récompensée pour "Fourrure" (Stock). L'an dernier, Véronique Olmi a reçu le prix pour "Cet été-là" (Grasset).


Selon le communiqué de presse, « le réseau Maison de la Presse fédère 700 commerçants indépendants présents sur l'ensemble du territoire, spécialistes de presse (6,5 % de part de marché sur les produits presse) et majoritairement libraires (3,5 % de part de marché sur les produits librairie). Maison de la Presse est ainsi le premier réseau culturel de proximité à promouvoir la presse et le livre ; chaque semaine le réseau accueille 500 000 visiteurs uniques et acheteurs de livres ».

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 17:33

Le lancement d'un nouveau blog littéraire est toujours une bonne nouvelle. Il est donc normal de saluer ici "lemainelivres.fr", le blog animé par Frédérique Bréhaut.

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Journaliste au Maine libre, dans la Sarthe, Frédérique Bréhaut partage depuis de nombreuses années sa passion pour les livres et les auteurs dans des chroniques hebdomadaires publiées dans les Journaux de l'Ouest (Le Maine libre, Le Courrier de l'Ouest et Presse Océan). Sans oublier, bien sûr, les chroniques qu'elle offre aux lecteurs de "book.emissaire".

 

"lemainelivres.fr", ouvert il y a quelques semaines, lui permet désormais de partager ses coups de coeur et ses déceptions, ses colères et ses découvertes.

 

Parmi les derniers posts, son "dézingage" du dernier roman de François Weyergans, "Une bouilloire ne sauve pas un roman" ou son admiration pour "Dormir avec ceux qu'on aime" de Gilles Leroy.

 

Allez donc faire un tour sur le blog de cette passionnée qui vous y donne un rendez-vous "comme flânerie au gré de l'inspiration du moment."

 


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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 17:41

L’édition 2012 de la Semaine de la langue française et de la Francophonie se déroule du 17 au 25 mars. Avec  « Dis-moi dix mots », elle met cette année l’accent sur l’expression personnelle.

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Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication l’affirme : « C’est à se confier, s’épancher, vider son sac que le public est invité grâce à l'opération « Dis-moi dix mots ». Pour faciliter l’exercice, dix termes illustrant chacun le registre de l’intime sont proposés ».

 

En voici la liste : « âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe et transports ». Des mots lancés en hommage à Jean-Jacques Rousseau, l’auteur des Confessions, dont on célèbre en 2012 le tricentenaire de la naissance.

 

Durant quelques jours, le ministère de la Culture et de la Communication et ses partenaires francophones (Québec, Belgique, Suisse et l’Organisation internationale de la Francophonie) invite le public à jouer, créer, écrire, chanter, slamer, déclamer, chuchoter, bloguer, filmer, à faire vivre la langue française. Juste pour le plaisir. Pour soi. Et pour les autres.

 

Le programme complet est à découvrir ICI.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:54

La quatorzième édition du « Printemps des Poètes » se déroule partout en France jusqu’au 18 mars. Elle est placée sous le signe de l’enfance et de la transmission. Cette année, le comédien Robin Renucci en est le parrain.

 

PJ85 14ePdP-AFF-10x15-rvb-HDIllustration © Joëlle Jolivet / Printemps des Poètes.

 

Dans son texte de présentation, Robin Renucci écrit : « Le poète nous prend par la main et nous fait cheminer loin des tracés balisés vers des terres inconnues. Son outil est le mot qui est symbole, il fait naître ce qui n’est pas présent entre ombre et lumière, nous confronte à l’étrangeté et nous fait nous connaître davantage. »

 

« Chaque auteur, poursuit-il,  marque la langue de son empreinte inédite et la voix de celle ou de celui qui relève la parole couchée apporte sa propre singularité à celle du poète, une étrangeté supplémentaire à cette langue déjà étrangère, car chacun parle sa langue personnelle dans une langue commune à tout un peuple ».

 

Robin Renucci conclut par ces mots : « Notre regard est agrandi, sur nous et sur les autres, sur les lieux et les objets lorsqu’un poète nous a convié à l’exploration de l’inconnu... »

 

A bas les préjugés !

 

On passe parfois pour le gentillet de service à parler de poésie. Même si elle reste lue, partagée, vécue par un grand nombre. Pour lutter contre ces a priori, le Printemps des Poètes propose aussi des formations. C’est ce qu’explique, comme toujours avec des mots très juste, Jean-Pierre Siméon, son directeur artistique.

 

« Il est bien des continents où la poésie est la forme de la littérature la plus partagée, la plus respectée, la plus considérée. Ce n’est pas vraiment le cas chez nous. Pourquoi ? Parce que l’idée qu’on s’en fait, qu’on se fait de sa lecture notamment, est faussée par de nombreux préjugés et malentendus très répandus ici, y compris chez les médiateurs du livre et autres acteurs culturels. »


A cela il n’y a qu’une réponse : « La formation, une formation initiale et continue qui fasse découvrir la poésie pour ce qu’elle est, un art vivant, en prise sur le monde, accessible à tous. Former, informer, convaincre pour mieux transmettre, c’est pour l’équipe du Printemps des Poètes la première des missions ».

 

Le programme complet de la manifestation est à découvrir ICI.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:10

Erik Orsenna vient de publier « Sur la Route du papier, petit précis de mondialisation ». Un ouvrage bien dans la veine de l’académicien. Dans un article publié dans « Le Figaro », il explique sa méthode, naïve et pédagogique. Qui s’applique tout à fait à l’écriture journalistique.

 

 « J'arrive toujours en naïf. J'ai ce réflexe ». Du coup, son insatiable curiosité l'amène à faire des remarques a priori simples alors même que des spécialistes n'y ont pas songé. Ce côté Candide n'est pas qu'une pose : c'est une approche de vie. « Les idées reçues sont les ennemies de l'auteur. Les généralités sont insupportables », assène-t-il.

 

Par exemple, l'académicien n'effectue jamais un voyage pour « vérifier », mais pour « découvrir ». Il arrive, aussi, que les professionnels ne sachent pas regarder leur propre histoire. Alors, l'écrivain vient à la rescousse. C'est son métier de montrer et de dire : « Chaque fois que je reviens de voyage, je me demande : qu'ai-je apporté de plus précieux ? Que vais-je planter dans mon jardin ? », écrit-il en conclusion de son livre.

 

Mise en scène


Une fois tout le matériau rassemblé - cela prend des années -, ce n'est pas fini. La méthode Orsenna exige un formidable travail de mise en scène - elle est sa marque de fabrique et sa façon de transmettre la passion qui l'anime. Il construit ses livres autour de ce triptyque : un lieu, une personne, une question. Avec Orsenna, la géopolitique devient un récit d'aventures.

 

Mais cette apparence de simplicité est le fruit d'une longue maturation : « J'écris de plus en plus simple, je travaille de plus en plus », dit-il. Il ajoute qu'il réalise ses livres comme un artisan. Il explique : «J'ai été longtemps professeur. Tout est dans l'art de maintenir l'attention. Pour cela, il faut alterner les chapitres chauds et froids, donner du rythme. Et surtout ne jamais hésiter à couper, et à couper encore.»

 

« Sur la Route du papier » d'Erik Orsenna, Stock, 318 p., 21,50 €.


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Extrait de l’article de Mohammed Aissaoui, « La méthode Orsenna » publié dans Le Figaro littéraire, jeudi 1er mars 2012.


Pour lire l’article complet, c’est ICI.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 13:40

Hommes de culture et d'engagements, Stéphane Hessel et Elias Sanbar dépassent, dans leur livre "Le rescapé et l'exilé" (Don Quichotte éditions), le cadre politique de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe. Ils abordent aussi la poésie et, plus largement, l'humanisme.


Comme le déclare Stéphane Hessel : "La politique doit être prise au sérieux mais le sérieux ne doit pas exclure le poétique."

 



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