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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 19:38

En attribuant le prix Goncourt, ce mercredi chez Drouant, à la romancière Lydie Salvayre, les membres de l'académie récompensent (seulement) la onzième femme en plus de 110 ans d'existence. Mais au fait, qui sont les dix précédentes lauréates ?

 

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REUTERS/Gonzalo Fuentes

 

Par Olivier Quelier.

 

L'an dernier, Karine Tuil manquait de peu le prix Goncourt avec son roman "L'invention de nos vies" (Grasset), attribué au final (hélas) à Pierre Lemaître. C'est donc Lydie Salvayre, récompensée cette année pour « Pas pleurer » (Seuil) qui devient la onzième femme à obtenir ce prix. La onzième, seulement, en plus de 110 ans d'existence de l'Académie Goncourt. Mais au fait, qui sont les dix précédentes lauréates ?

 

Difficile question. Bel exercice de mémoire… Le premier nom qui vient à l’esprit est sans doute celui de Marguerite Duras, qui reçoit le prix en 1984 pour « L’Amant » (éditions de Minuit).

 

On se souvient aussi de Simone de Beauvoir, trente ans plus tôt (pour « Les Mandarins », en 1954, publié chez Gallimard). Ou, plus récemment, de Marie Ndiaye, primée en 2009 pour « Trois femmes puissantes » chez Gallimard.

 

Le premier en 1944

 

Le premier Prix Goncourt est remis en 1903 à John-Antoine Nau pour « Force ennemie ». Il faut attendre plus de quarante ans pour que l’Académie, alors présidée par J.-H. Rosny jeune, récompense une femme. En 1944, à 48 ans, Elsa Triolet obtient le prix Goncourt pour « Le premier accroc coûte 200 francs » publié par Denoël.

 

Suivront, en 1952, Béatrix Beck pour « Léon Morin, prêtre » (Gallimard) puis deux ans plus tard, Simone de Beauvoir.

 

En 1962, c’est Anna Langfus – sans doute la plus méconnue de toutes les lauréates –  qui reçoit le prix pour « Les Bagages de sable » (Gallimard), un roman évoquant la Shoah. Auteur de trois livres, Anna Langfus meurt à 46 ans, en 1966.

 

Le précédent en 2009

 

Cette année-là, c’est Edmonde Charles-Roux, future présidente de l’Académie Goncourt (c'est aujourd'hui Bernard Pivot qui en est le président), qui est récompensée pour « Oublier Palerme » (Grasset). Treize ans plus tard – en 1979 – Antonine Maillet et son roman « Pélagie-la-Charrette » (Grasset) sont distingués.

 

Les deux derniers prix du XXe siècle vont à Pascale Roze pour « Le Chasseur Zéro » (Albin Michel) en 1996 et à Paule Constant (« Confidence pour Confidence », chez Gallimard) en 1998.

 

A noter : sur les dix lauréates, cinq sont publiées chez Gallimard, et deux chez Grasset.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 18:26

Quand Marianne se fend d’un article (quatre petites pages, quand même) sur « les justiciers de l’orthographe », ce n’est pas pour voir dans cette préoccupation de sauvegarde de la langue une salutaire mission face à une déliquescence qui ne peut ni ne doit nous laisser indifférents.

 

Le maintien d’une langue de bonne tenue (qui n’est pas hermétique aux évolutions, de la vie, de la rue, de la science) ; le refus d’un laxisme croissant dans la presse et l’édition qui, faute de secrétaires de rédaction ou de correcteurs, se satisfont d’une qualité approximative et d’une relecture aléatoire ; l’ambition d’enseigner aux plus jeunes, d’apprendre ou de réapprendre aux moins jeunes les règles, les exigences mais aussi les beautés et les subtilités d’une grammaire et d’une syntaxe porteuses de sens — en un mot l’expression d’un amour du français qui ne se veut ni nationaliste ni passéiste semble prêter à sourire chez les rédacteurs de ce dossier de « société ».

 

Déficience

 

Inutile de revenir sur l’article en lui-même : ceux qui s’intéressent à la question — et ils sont nombreux — n’y apprendront rien et retrouveront comme interlocuteurs les mêmes sempiternelles figures (Pruvost, Pivot, Orsenna, le Projet Voltaire et Bescherelle ta mère)… Mais étudier de plus près le registre de langue employé à propos de ces défenseurs du français qui – tiens donc – « sévissent », est édifiant.

 

On nous « serine », depuis des lustres, que le niveau diminue. Les « justiciers autoproclamés » prennent sur internet le relais de ce maudit « on » et « s’arroge[nt] le droit » de corriger les autres. Pire, quelques « extrémistes de l’orthographe » se sont déchaînés pour ne relever QUE « huit malheureuses fautes » dans le livre de Valérie Trierweiler…

 

Tous constituent une belle galerie de « justiciers agaçants, pinailleurs, caustiques ou pédagos » qualifiés malgré tout d’« indispensables vigies ».

 

On passera sur « le nazi de la grammaire », surnom dont on affublerait le « prétentieux », cet « esthète pinailleur » [les auteurs ne sont pas avares de répétitions…] qui traque les erreurs « avec une délectation perverse ».

 

Défiance

 

Je m’aperçois en rédigeant ces lignes que relever les clichés négatifs et répétés qualifiant les défenseurs de la langue reviendrait à recopier un article qui, sous couvert d’humour, déroule un propos sans imagination ni finesse.

 

Une liste suffira donc à livrer la (non) substantifique moelle de ce papier reposant sur deux registres de langue, le combat et l’hystérique, harmonieusement couplés pour décrire le combat des hystériques pour « sauver » le français : croisade, ricanant, prétentieux, crâneur, bouter, tailler en pièces, traquer, fait d’armes, péremptoire emmerdeur, ayatollah…

 

Espérons que tous ces « justiciers » présentés comme bien belliqueux, feront un jour l’objet d’un article qui leur rendra davantage hommage, mettant en lumière des amoureux d’une langue, parfois puristes, souvent pointilleux mais toujours plus proches du chevalier blanc que de la caricature ringarde et moqueuse dont Marianne les a affublés.

 images-copie-6.jpg

 

Olivier QUELIER.

 

PS : dans son supplément du 24/10, le Monde des Livres a consacré une page aux « toqués » de l'orthographe dansun article plus juste et plus équilibré. Nous voilà rassurés...

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:17

collages_calligraphies_dessins_christine_orban_10.jpg

 

« J’ai toujours eu besoin de traduire en mots mes interrogations, de leur donner vie au travers des personnages » explique Christine Orban dans la préface du catalogue de son exposition « Collages, calligraphies, dessins – rétrospective 1985-2014 ».

 

Mais comme il existe de nombreuses façons d’interpréter le monde, Christine Orban choisit cette fois une autre forme d’expression pour évoquer le temps.

 

Même si la démarche du collage s’apparente à celle de l’écriture, les « lecteurs-spectateurs » auront cette fois plus de liberté pour voir s’exprimer « le temps, le temps qui passe ».

 

Immatériel par essence, Christine Orban offre au temps un visage : « Un cadran le symbolise, des aiguilles, une horloge, une montre comme pour rappeler que l’heure tourne, qu’il est urgent de vivre. Temps anciens, temps présent, temps compté, temps de rire, le voyage s’organise entre les images et les mots. »

 

Alors « un monde s’organise entre tout et rien ; une histoire […] comme dans un roman, comme dans la vie. Et le temps passe ».

 

L’exposition « Collages, calligraphies, dessins – rétrospective 1985-2014 » est à découvrir, du 22 octobre au 9 novembre, galerie 55Bellechasse – 55 rue de Bellechasse 75007 Paris.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 14:18

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A l’occasion de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur, les libraires indépendants de France et de Belgique francophone organisent ce samedi 26 avril la seizième édition de la Fête de la librairie et des libraires indépendants. Cette manifestation rassemble plus de 450 libraires.

 

Pour fêter l'événement, ils offriront à chaque lecteur une rose et un ouvrage intitulé "Un livre peut en cacher un autre", illustré par Christian Lacroix. Sous forme d'abécédaire, vingt-six auteurs contemporains (Maylis de Kérangal, Céline Minard, Pierre Bergounioux, Lorette Nobécourt, Eric Chevillard...) écrivent sur l'auteur classé en fond à côté d'eux et avec lequel ils partagent la même initiale.

 
Que les œuvres vibrent
 
Le livre a été édité à 23 000 exemplaires. Anne-Marie Garat y évoque Christian Gailly ; Véronique Ovaldé, Yoko Ogawa et Jacques Jouet poétise Etienne Jodelle.
 
Comme le souligne Marie-Rose Guarniéri, de l'association Verbes, « il est important pour nous de faire savoir combien cette chaîne humaine, imparfaite, pleine d'humeurs, dérangeante est essentielle afin que les œuvres vibrent ».
 
Fête de la librairie et des libraires indépendants, samedi 26 avril.
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:52

index-copie-2.jpgQuand j’étudie le name dropping avec mes étudiants, je m’appuie toujours sur les chansons de Vincent Delerm. Bien sûr, j’évoque d’autres artistes, comme MC Solaar (« Carpe Diem ») et Alain Souchon (« Foule sentimentale »).

 

Mais Delerm, j’adore. Je ne vais donc pas me priver de reprendre « Fanny Ardant et moi », « Les filles de 1973 ont trente ans » ou « Deutsche Grammophon ».

 

Dans un article paru il y a quelques semaines, le chanteur explique pourquoi les noms propres occupaient une telle place dans ses albums précédents. A tel point d’ailleurs qu’un internaute a consacré un site aux « personnages dans les chansons de Vincent Delerm » 

 

« A mes débuts, explique Vincent Delerm, l’étudiant que j’étais n’avait pas assez vécu pour décrire la vie autrement qu’à travers des références culturelles. Quand je décrivais une chambre, j’avais en tête celle d’Antoine Doinel, quand je parlais d’une relation amoureuse, me revenait les souvenirs de Trintignant et Françoise Fabian dans Ma nuit chez Maud, d’Eric Rohmer ».

 

Cette technique du name dropping n’est plus de mise dans le dernier opus de Delerm, « Les Amants parallèles », qui ne compte que trois noms propres : Dalida, Joe Montana, Mia Farrow.

 

Pas grave ; j’ai découvert récemment Oldelaf. Très fort en name dropping, Oldelaf, comme le prouve sa chanson « Kleenex ».


   

Olivier Quelier

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:36

Stephen King a fait son show, samedi soir, au Grand Rex. Plus de 2 000 spectateurs ont bu ses paroles, ri à ses blagues (nombreuses – et excellentes, qui plus est) salué par de nombreux applaudissements cet écrivain hors norme (300 millions d’exemplaires vendus, tout de même…).

Par Olivier Quelier

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Stephen King est un auteur culte qui a rendu les clowns effrayants, les lectrices psychopathes, les écrivains névrosés (et inversement) (et j’en passe). On le loue pour son imagination, l’adule pour sa série « The Dark Tower »…

C’est dire qu’il était attendu au Grand Rex, ce samedi soir, de pieds fermes (mais bien gelés quand même, les pieds, d’avoir attendu des heures dans le froid de novembre…) par ses fans venus de toute la France et parfois d’Europe.

Je pourrais…

Je pourrais vous narrer par le détail les coulisses de ce rendez-vous, les anecdotes de file d’attente, le charme des hôtesses, la déception de ceux (dont moi, putain j’ai la… pardon) – de ceux, donc, qui n’ont pas obtenu d’exemplaire dédicacé de « Docteur Sleep », de la standing ovation à l’entrée du « Maître » sur scène, des prestations d’Augustin Trapenard et du romancier Maxime Chattam.

Je pourrais, ouais, mais je sens bien que vous êtes venus ici pour lire (à défaut d’avoir pu l’entendre) du Stephen King pur jus.

Alors voici rien que pour vous les dix phrases-clés qui vous donneront l’impression de ne rien avoir perdu de la soirée. C’est parti.

Woodland

  1. « J’ai des idées et des fantasmes. A cause d’eux, la plupart des gens vont chez le psy et paient très cher. Moi je les écris et on me paie pour le faire ! »
  2. « Le quotidien d’un écrivain est très ennuyeux. Le regarder écrire est un spectacle sans intérêt puisque tout se passe à l’intérieur ».
  3. Je ne suis pas un artisan. Je ne fabrique pas une structure figée, jamais, et je ne travaille pas avec un plan ».
  4. « Le style doit servir le récit, c’est comme ça que ça doit fonctionner et pas dans le sens contraire ».
  5. « Mon bureau, que j’appelle ‘Woodland’, est un endroit de préparation à l’écriture, mais il n’y a rien à voir : le processus se déroule dans ma tête. Et ce processus, je ne le comprends pas (I don’t understand the process) ».
  6. « Dans mon bureau, il y a des livres, des livres, des livres. Si tu n’as pas le temps de lire, tu ne pourras jamais écrire ».

Le cinéma

  1. « Les films qui m’ont inspiré ? Ceux de Sergio Leone. Mais surtout « Les Diaboliques », de Clouzot. Et « Bambi ». Walt Disney a fait peur à bien plus de gens que moi ! »
  2. « J’ai eu beaucoup de relations avec les cinéastes. Enfin, pas sexuelles, les relations. Même si, à travailler avec eux, j’ai souvent eu l’impression de me faire baiser ».

Allez comprendre…

  1. « J’aime l’idée que les lecteurs sachent qu’ils sont entre les mains d’un écrivain complètement fou ».
  2.  « Si les forces du mal existent et si elles se baladent sur les routes américaines, c'est à bord de camping-cars »

Bonus

  1.  Première question d’un spectateur à Stephen King : « Y a-t-il un auteur contemporain, vivant ou mort, avec qui vous aimeriez écrire ? ». Oh yeah…
  2.  « Je continuerai à écrire jusqu’à ce que Dieu me fasse taire ».

Remerciements

Y a pas de raison. Les auteurs américains, et King comme les autres, y vont de leur page de remerciements.

Alors y a pas de raison, voici les miens : merci à Steven Bellery à qui j’ai piqué quelques mots du King qui me manquaient. Merci à Augustin Trapenard (dans l’espoir qu’il me retweete) Maxime Chattam (idem) et le Grand Rex (itou).

Merci à Noémie (que je ne connais pas encore IRL).

Enfin, un grand et sincère merci au compte Twitter @StephenKingFr et à celle qui l’anime avec dynamisme et brio (tout amateur de Stephen King doit le suivre).

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:50

Et si, à l’exemple de ceux du Prix Nobel de littérature, qui ont distingué Alice Munro le mois dernier, les jurés du Goncourt décidaient d’élire une femme, ce lundi 4 novembre ?


images-copie-2.jpgKarine Tuil, qui figure dans le carré final 2013 avec son roman « L’invention de nos vies » (Grasset), serait la onzième femme récompensée (en plus de 110 ans) par les membres de l’Académie Goncourt.

 

Mais au fait, qui sont les dix précédentes lauréates ? Difficile question, bel exercice de mémoire… Le premier nom qui vient à l’esprit est sans doute celui de Marguerite Duras, qui reçoit le prix en 1984 pour « L’Amant » (éditions de Minuit).

 

On se souvient aussi de Simone de Beauvoir, trente ans plus tôt (pour « Les Mandarins », en 1954, publié chez Gallimard). Ou, plus récemment, de Marie Ndiaye, primée en 2009 pour « Trois femmes puissantes » chez Gallimard.

 

Le premier en 1944

 

Le premier Prix Goncourt est remis en 1903 à John-Antoine Nau pour « Force ennemie ». Il faut attendre plus de quarante ans pour que l’Académie, alors présidée par J.-H. Rosny jeune, récompense une femme. En 1944, à 48 ans, Elsa Triolet obtient le prix Goncourt pour « Le premier accroc coûte 200 francs » publié par Denoël.

 

Suivront, en 1952, Béatrix Beck pour « Léon Morin, prêtre » (Gallimard) puis deux ans plus tard, Simone de Beauvoir.

 

En 1962, c’est Anna Langfus – sans doute la plus méconnue de toutes les lauréates –  qui reçoit le prix pour « Les Bagages de sable » (Gallimard), un roman évoquant la Shoah. Auteur de trois livres, Anna Langfus meurt à 46 ans, en 1966.

 

Le dernier en 2009

 

Cette année-là, c’est Edmonde Charles-Roux, actuelle présidente de l’Académie Goncourt, qui est récompensée pour « Oublier Palerme » (Grasset). Treize ans plus tard – en 1979 – Antonine Maillet et son roman « Pélagie-la-Charrette » (Grasset) sont distingués.

 

Les deux derniers prix du XXe siècle vont à Pascale Roze pour « Le Chasseur Zéro » (Albin Michel) en 1996 et à Paule Constant (« Confidence pour Confidence », chez Gallimard) en 1998.

 

Après Marie Ndiaye en 2009, ce sera peut-être au tour de Karine Tuil, la quarantaine, de recevoir le Prix Goncourt pour son neuvième roman, « L’invention de nos vies » (Grasset).

 

Olivier Quelier.

 

A noter : sur les dix lauréates, cinq sont publiées chez Gallimard, et deux chez Grasset

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 16:01

Elle l’a emporté sur Yves Hugues, Catherine Locandro, Jean-Guy Soumy, Valérie Tong-Cuong et David Foenkinos. Agnès Ledig a emporté mercredi le Prix Maison de la Presse 2013 pour son roman « Juste avant le bonheur » publié chez Albin Michel.

 

Couv-laureate-Agnes-LEDIG-Albin-Michel-PMP.JPGL’auteur

Sage-femme en Alsace, Agnès Ledig, 40 ans, s'est mise à écrire pendant la maladie de son fils, atteint de leucémie. Pour répondre aux questions que posaient tous ceux qui se préoccupaient de lui, Agnès Ledig tenait un bulletin hebdomadaire. Un professeur de médecine qui suivait l'enfant l'a encouragée à écrire.

En 2011, elle publie aux Nouveaux Auteurs un premier roman, « Marie d'en haut », repris par Pocket et pour lequel elle vient de signer un contrat d'adaptation audiovisuelle. « Juste avant le bonheur » publié chez Albin Michel, est son deuxième ouvrage.

 

Le livre

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fée. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu. Un jour plus sombre que d’autres, le destin va lui tendre la main. Emu par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie ?


Selon son éditeur, « Agnès Ledig possède un talent singulier : celui de mêler aux épisodes les plus dramatiques de l’existence optimisme, humour et tendresse. Dans ce roman où l’émotion est présente à chaque page, elle nous fait passer avec une énergie communicative des larmes au rire et nous réconcilie avec la vie ».

 

« Juste avant le bonheur » d’Agnès Ledig. Albin Michel. 352p. 19, 50€.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:53

Auteur de romans historiques à succès chez Flammarion, Jean-Michel Riou est le lauréat 2013 du Prix Cœur de France qui lui sera remis pendant le salon de Limoges ce week-end.

 

le_roi_noir_de_versailles_02.jpgA l’occasion de « Lire à Limoges », les 5, 6 et 7 avril 2013, le prix « Cœur de France » vient d’être attribué à Jean-Michel Riou pour « Le Roi noir de Versailles » (éditions Flammarion). Ce roman raconte l’épopée de la construction du plus beau château de France grâce à une saga où l’Histoire vraie rencontre la fiction.

 

Il succède à Gilles Paris

 

Jean-Michel Riou succède à Noëlle Châtelet (« Au pays des Vermeilles »  prix 2010), Claude Durand (« J’étais numéro 1 » prix 2011) et Gilles Paris (« Au pays des kangourous » prix 2012). Créé pour la fête du livre de Limoges en 1995 par Madeleine Chapsal, marraine de la manifestation, le prix « Cœur de France » est décerné chaque année à un roman de l’actualité littéraire.

 

Le jury : Madeleine Chapsal, présidente ; Janine Boissard, Marie-Paule Barruche, Régine Deforges, Eric Portais, Eve Ruggieri, Sonia Rykiel, Gonzague Saint-Bris.

 

Le livre

 

« Le roi le veut. » Et la volonté d'une seule âme happe des milliers d'autres, célèbres ou anonymes, architectes, manœuvres, maçons, doreurs, fontainiers... Tous travaillent à l'élévation du « Palais de toutes les promesses », le château de Louis XIV, ce fascinant Versailles. Mais dans cette ville en pleine éclosion, deux clans se déchirent.

 

Au sud de la route de Paris : l'entreprise Pontgallet, tenue d'une main de fer par Marguerite, avec ses artisans, hommes de bonne volonté, venus chercher fortune sur le chantier. Au nord : Toussaint Delaforge, son associé Ravort et leurs sbires, les Sans aveux, experts en trafics : alcool, marchandises, corruption, filles de joie...

 

Pourquoi tant d'affrontements, de batailles et de violences entre eux ? Quel secret nourrit chaque jour la vengeance qui les anime ? La loi du talion fait rage à Versailles, Ville à feu et à sang, mais qui triomphera sur les terres du Roi ?

 

« Le Roi noir de Versailles », de Jean-Michel Riou (éditions Flammarion).

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:32

La quinzième édition du concours international de poésie en langue française pour lycéens et étudiants, apprentis et tous les jeunes en formation de 15 à 25 ans, se déroule via internet jusqu’au 7 avril.


Pour fêter le 15e anniversaire, « Poésie en liberté », l’association organisatrice, a créé un Prix spécial. Les candidats ont la possibilité d’envoyer un deuxième poème. Il est important de noter en-haut de ce texte « 15e anniversaire ».

 

Philippe Beaussant, de l’Académie française, entouré de Matthias Vincenot, directeur artistique de « Poésie en liberté », et d’André Prodhomme, président du jury 2013, désignera le lauréat, qui sera invité à Paris en novembre pour la remise des prix.

 

Le règlement complet est disponible sur le site qui propose également une intéressante « anthologie progressive » (la parution, chaque mois, d’un texte inédit d’un poète actuel, accompagné d’une notice biographique). Des conseils d’écriture sont délivrés par deux poètes, Jean-Luc Despax et Francis Combes.

 

Du premier, on retiendra ces quelques préceptes :

 

• La rime doit servir et non pas commander, afin d’éviter une mécanique sans âme.

• Fuir le pathos comme le terrorisme, le guindé comme le débraillé.

• Les bons sentiments ne font pas des bons poèmes, les mauvais non plus. Mais il faut des sentiments.

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Du second, ce neuvième des dix conseils prodigués :

 

« Ne vous payez pas de mots. Ne faites pas trop confiance aux mots. Entendez leur musique ; sachez y céder… et ne pas y céder. Evitez les phrases creuses, les images et les idées qui sonnent creux. Restez concrets. Pensez en images. N’ayez pas peur de la folie. Dans la folie, restez lucide. Préférez le mot juste. Ajustez les mots. Il y a une vérité du poème. Cherchez la vérité ; dites-la. »

 

Olivier QUELIER.

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