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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:45

C’est par [l]es articles [de Philippe Labro] parus dans divers magazines portant sur la « Beat Generation » que je fis connaissance avec Ginsberg, Kerouac, Corso, tous poètes, écrivains et clochards ­célestes, et que me prit le goût de leur ressembler : devenir un point minuscule sur le globe terrestre, sans drapeau ni identité, avide de rencontres, de villages perdus et de villes parfumées.

 

Labro, qui vagabonda de par les Amériques dès ses 18 ans, et ces trois-là, m’apprirent une chose essentielle : qu’il ne suffisait pas de se mettre à un bureau d’écrivain pour devenir écrivain mais qu’auparavant il fallait oser se coltiner aux hommes, Bédouins du désert ou golden boys de Wall Street, aux haleines étrangères, aux nuits à la belle étoile, humer comme un encens sacré les odeurs de benzène des autoroutes du monde. Pardon pour ce préambule, mais je devais à l’un, et aux trois autres, rendre un hommage public et rempli de gratitude pour cette clé capitale qu’ils m’offrirent à 21 ans et qui détermina ma vie.


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Philippe Labro vient de publier des chroniques intitulées : « 7 500 signes » (Gallimard). Yves Simon lui consacre un article dans Paris-Match.

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Published by Olivier Quelier - dans verbatim
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