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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 17:41

images-copie-1.jpgDenis Robert : J’ai toujours accordé l’essentiel de mon intérêt à l’écriture. Je prends plus de plaisir à lire Richard Brautigan que des essais de journalistes, quels qu’ils soient.

 

Je pense que la littérature est plus intéressante pour comprendre le monde que la lecture du journal. En tout cas, les deux sont nécessaires.

 

En même temps, le terme de romancier ne me convient pas vraiment. Les fictions que j’ai écrites ont toujours un lien étroit avec le réel.

 

Nous ne sommes pas très nombreux à faire ce type de littérature en France : je pense à Jean Hatzfeld, Lionel Duroy, Sorj Chalandon, par exemple, qui sont aussi passés par Libération. Je viens de cette famille-là. Libération a été un vivier, un laboratoire en matière d’écriture.

 

index.jpgQuand je suis arrivé à Libération, j’avais vingt-deux ou vingt-trois ans, cela a été extrêmement formateur.

 

D’autant que les journalistes que j’ai aimés sont plutôt des « gonzo », des types qui utilisaient la fiction pour dire le réel, comme Hunter S. Thompson ou Tom Wolfe.

 

 

 


(extrait d’un entretien paru dans L’Humanité le 14 juin 2013.

L’intégralité ICI.)

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Published by Olivier Quelier - dans verbatim
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