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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 21:39

C’est un grand souvenir de lecture de jeunesse. Un choc, une fenêtre ouverte sur la liberté et l’aventure. Un parfum de Cendrars, de Kerouac… Toutes proportions gardées bien sûr, mais pourquoi faire la fine bouche ? Flammarion réédite ce mois-ci « C'est beau une ville la nuit »,  le livre le plus connu de Richard Bohringer. Parce que le meilleur, sans doute, le plus senti, le mieux écrit. Pas vraiment un roman autobiographique. Plutôt  une errance, une quête.

c_est_beau_une_ville_la_nuit_01.jpg 

« Une balade, l'œil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit de la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances. » Ce livre est un fragment de l’itinéraire de cet homme, bien avant que les écrans ne nous renvoient l’image d'une « gueule » de cinéma.


Ouvert aux amoureux de l'amitié, Richard Bohringer sait que le rôle de l'écrivain est de mythifier la réalité de la vie, de dire vrai même dans l'imaginaire puisque « la réalité dans tout cela, ce sont les faits, les gens non pas tels qu'ils sont mais tels qu'on les vit. C'est la règle du jeu. La seule avec laquelle il est acceptable de jouer. »

 

« Ecrire relève de l’espérance » note Bohringer dans les dernières lignes qui ponctuent son livre : « Tu mets la virgule là où tu veux que ça freine et le point là où tu veux que ça s’arrête. Quand tu veux laisser ton idée faire son chemin sans toi, tu rajoutes quelques points. Quand tu t’étonnes, tu peux t’exclamer, c’est pas obligé ».

 

On n’est obligé à rien avec Bohringer. Ni de le croire, ni de le suivre. Même pas de l’aimer. Mais on peut essayer, juste pour tenter l’aventure, pour profiter de l’ivresse des grands soirs et des petits matins, des rêves et des mots… « Et puis le reste, tu laisses à ceux qui veulent tout expliquer ».

 

Olivier QUELIER.

 

« C'est beau une ville la nuit » de Richard Bohringer. Editions Flammarion, 12 €. 160 pages.

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Published by Olivier Quelier - dans Critique littéraire
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