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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:27

Philippe Sollers-portraits-de-femmes photo Sophie ZhangJe viens de terminer « Portraits de femmes » de Philippe Sollers (Flammarion). J’ai aimé ce livre sémillant, riche de sensualité, de souvenirs, d’intelligence et d’ironie. Je n’avais pas lu Sollers depuis longtemps et suis tombé sous le charme de ce peintre mutin qui n’oublie jamais que la « poudre du temps » appartient aux femmes.

 

Les femmes, bien sûr, l’éternel sujet de Sollers. Dans ce court ouvrage au genre indécis, conversation pleine d’esprit en un temps qui en manque (de conversation et d’esprit), il rappelle qu’il a « dédié trois livres à trois femmes aussi différentes que possible, Eugenia, Dominique et Julia ».

 

Julia Kristeva, Mme Joyaux pour l’état civil, la femme aimée, respectée. Dominique Rolin, l’écrivain, de vingt ans plus âgée. « La plus belle femme que j’ai jamais rencontrée » écrit Sollers. Et Eugenia (prononcez éhourénia), la femme de ménage, premier passage à l’acte, loin de tout cliché ancillaire…

 

« Portraits de femmes » parle aussi d’autres femmes, de toutes les femmes, et de paysages, de voyages, de mariage. Le passage sur Cléopâtre m’a un peu ennuyé, mais on ne s’ennuie jamais longtemps aux côtés de Sollers qui convoque Dante et Sade, Baudelaire et Rimbaud.

 

Et on sort de ce livre plus léger, plus enjoué. Heureux d’avoir profité de cette charmante leçon amoureuse.

 

« Portraits de femmes », de Philippe Sollers. Flammarion, 2013. 155 p. 15€.

 

Olivier Quelier.

 

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Published by Olivier Quelier - dans Critique littéraire
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