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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 21:55

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Guy de Maupassant écrit « Le Horla » en 1887. Ce conte fantastique se présente comme le journal intime d’un homme qui, de mélancolie en cauchemars, pressentant un danger imminent, perçoit la proximité d’un être malfaisant qui va le plonger dans la terreur et la démence.

Le « Horla », c’est ainsi que le narrateur nomme ce fantôme, va prendre un pouvoir grandissant sur lui – à tel point que des deux, l’un n’aura d’autre échappatoire que de disparaître.

Fidèle à l’esprit du romancier, Guillaume Sorel adapte ce récit en bande dessinée. Le narrateur – qui a les traits d’un Maupassant fatigué, bientôt pris de folie – évolue dans une campagne rouennaise tranquille avant de basculer dans un monde d’angoisses et de mystères.

Désespoir et suicide

Les paysages peints dans cet ouvrage sont superbes, les scènes de cauchemars saisissantes. Le lecteur se laisse glisser dans une dimension surnaturelle qui ne lui impose nul choix (délire du narrateur ou existence de créatures maléfiques ?) et l’amène à de magnifiques planches finales.

Guillaume Sorel, auteur de BD et illustrateur, a déjà adapté, aux éditions Casterman, « Les Derniers Jours de Stephan Zweig » avec l’auteur du livre, Laurent Seksik. Autant dire que les thèmes du désespoir et du suicide nourrissent son œuvre et nous offrent des albums riches de vénéneuses beautés.

Olivier QUELIER.

 

« Le Horla » de Guy de Maupassant, adapté en bande dessinée par Guillaume Sorel. Editions Rue de Sèvres. 64p. 15€.

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Published by Olivier Quelier - dans Critiques BD
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