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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:59

Une chronique de Frédérique Bréhaut.

 

9782283024867.jpg.gifHubert Mingarelli sème ses histoires comme de petits cailloux afin qu’on ne perde pas la trace des hommes des hautes solitudes qui peuplent ses livres.

 

En nouvelles poignantes, l'écrivain s’attache à des personnages essorés par des vies brinquebalantes, des solitaires alourdis par le poids de leur passé.

 

Rêveurs, bourlingueurs pris dans le ressac des circonstances, leurs silhouettes humbles portent la marque de parcours cabossés. Hubert Mingarelli écoute ces hommes parvenus au bout de leurs illusions au moment où, dans des hôtels minables ou sur le pavé d’un trottoir, ils se délestent en douce de leurs malheurs et esquissent au creux de leur silence des douleurs insondables. Chez Hubert Mingarelli, une humanité vulnérable vacille au rythme de phrases courtes, précises.

 

La grâce de cette musique reconnaissable entre toutes accompagne des histoires déchirantes comme un air de bandonéon.

 « La lettre de Buenos Aires » d’Hubert Mingarelli. Buchet Chastel. 182 pages. 15€.

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Published by Frédérique Bréhaut - dans Critique littéraire
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