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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 14:58

L’auteur d’« Au pays des kangourous » revient avec un roman qui puise une fois encore aux racines de l’enfance. Pour en extraire les douceurs et les douleurs, pour en inventer tous les possibles. Gilles Paris peint « L’été des lucioles » aux couleurs de la tendresse et de la magie.

 

Par Olivier QUELIER.

 

 


Rares sont les écrivains qui savent se mettre dans la peau des enfants, adopter leur langage, retrouver leur vision du monde. Il y eut Romain Gary autrefois, Patrick Cauvin naguère. Gilles Paris est de cette eau-là, qui sait créer des personnages d’une dizaine d’années et en faire des héros naturels et attachants. Pour preuve Victor, plongé au cœur de « L’été des lucioles ». Un roman grave et léger, pas si naïf qu’il y paraît et plus mystérieux qu’on l’imaginait…

 

« J’ai deux mamans et un papa qui ne veut pas grandir » note Victor au début du roman qu’il décide d’écrire pour raconter cet été différent des autres. Un été de transition, un été de formation au cours duquel il va découvrir « la magie des lucioles ».

 

Avec Gilles Paris, on ne retombe pas seulement dans le monde des candeurs de  l’enfance, de ses émois, de ses amours tremblantes et de ses amitiés naissantes. On partage une saison qui transforme Victor en un petit bonhomme « extraordinaire », au sens premier du terme.

 

Sur le chemin des douaniers


« L’été des lucioles » raconte les vacances de Victor au Cap-Martin. L’occasion pour Gilles Paris de dresser une belle galerie de portraits : Gaspard, le meilleur ami de Victor, Justine, sa « petite fée », une vieille baronne et d’étranges jumeaux... Sans oublier ses deux mamans, Claire et Pilar, sa sœur Alicia. Et son père, François, qui les aimait trop pour ne pas prendre ses distances, plus vraiment là mais jamais très loin…

 

C’est parce que cet été est différent des autres que les certitudes de Victor vacillent. Sur le chemin des douaniers, riche de couleurs et de mystères, dans les villas majestueuses qui le bordent, Victor va trouver des raisons de grandir.

 

Gilles Paris a le goût et le sens de l’histoire. Il glisse dans son roman ce qu’il faut de surnaturel pour le faire osciller entre conte et roman d’apprentissage tout en imposant une naïveté qui rend chaque détail symbolique. Le lecteur y puisera ce que bon lui semblera, mais sortira un rien tourneboulé par ce parfum d’enfance qui fleure bon les promesses de la vie. 


« L’été des lucioles » de Gilles Paris. Editions Héloïse d’Ormesson, 17€.

 

 

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Published by Olivier Quelier - dans Critique littéraire
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