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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 16:59

220_____Wharton_57.jpgLe texte d’Edith Wharton, « Le Vice de la lecture », a paru en 1903 dans la North American Review. La romancière y dénonce l’obligation sociale de la lecture, érigée en vertu, alors que « plus on confère à l’acte du mérite, plus il en devient stérile ».

 

Edith Wharton est très claire : « Se forcer à lire — « lire par volonté » en quelque sorte — n’est pas plus lire que l’érudition n’est la culture. »

 

Un brin condescendante, elle ne blâme pas ceux qu’elle appelle les « lecteurs mécaniques » qui se cantonnent à la « fiction utile ». En revanche, ces derniers deviennent dangereux quand ils se lancent dans « des relations bien plus épuisantes avec la littérature ».

 

Dussent-ils en souffrir, eux qui ne doutent jamais de leur compétence intellectuelle, les lecteurs mécaniques nuisent avant tout à l’écrivain, qu’ils invitent avec une trop grande facilité au Palais des Platitudes.  


Parce que la lecture est bien un art, et pas une vertu.

 

Edith Wharton, « Le Vice de la lecture ». Traduit de l’anglais (États-Unis) par Shaïne Cassim. Editions du Sonneur (La Petite Collection) . 48 pages. 5 €. 

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Published by Olivier Quelier - dans Critique littéraire
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