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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:00

Jacques Higelin a donné ce mardi 9 mars à la Cigale son premier concert d’une série de six. Un spectacle haut en couleur, résolument rock, dans lequel le chanteur a mis tout son cœur. Et que le public a repris en chœur, enchanté. La soirée comme si vous y étiez… comme si tu y es !

 

Un article d’Olivier Quelier

 

« Gourdon, Alpes-Maritimes, dont le donjon culmine à 2 500 pieds du niveau de la mer Méditerranée ». La salle de la Cigale reprend en chœur ce qui aurait dû être le refrain de « Août put ». La chorale de Gourdon n’ayant pu se déplacer (mais personne ne le lui a demandé…) nous voici chargés par Higelin d’entonner avec fraîcheur et gaieté ces paroles mémorables. « C’est fou, dit le maître de chœur ; pris un par un vous chantez incroyablement faux mais tous ensemble, ça marche ! ».

 

Vocalises, répétitions puis on reprend la chanson. Succès assuré pour cette parenthèse ludique, pas la seule de la soirée mais une des plus longues et des plus applaudies. Jacques Higelin est à la Cigale jusqu’au 14 mars. Plus rock, plus joyeux, plus dansant, plus jeune et surtout meilleur que jamais. Deux heures d’un concert porté par des musiciens hors pair et un chanteur qui – désolé si c’est banalité que de le dire – reste une bête de scène.

 

Une reprise aux cuivres d’un morceau de Duke Ellington a ouvert la soirée. Higelin apparaît, sautillant, joyeux pour un premier extrait de son dernier album « Coup de foudre ». Un entraînant rock d’amour. Pause. « Putain c’que c’est fort. Ça va passer mais là je tremble de partout ». Deux chansons plus tard il livre un « Mona Lisa Klaxon » vitaminé et c’est le plancher de la Cigale qui se met à trembler… Il n’arrêtera plus de la soirée.


Higelin offre un de ses meilleurs concerts, très rock, avec de fortes intonations Nouvelle Orleans. Il interprète « Kyrie Eleison » ou « New Orleans », justement, avant un « New-York – Paris, Paris – New-York » qui soulève la foule. Le trio de cuivres est exceptionnel – chacun de ses membres jouera en cours de soirée un solo qui électrisera le public. Puis Higelin enchaîne avec un « Champagne » au piano, avec pour seul accompagnement son vieux complice Mahut aux percus – Mahut qui recevra une véritable ovation en fin de spectacle.

 

« C’est plus de mon âge »

 

Une heure de passée déjà dans ce concert dynamique. Higelin profite : du moment, de la scène, de ses musiciens, du public… Il danse, joue du piano, de la guitare, des maracas. Salue, les bras en croix. Une heure de passée déjà et on a peur que ça finisse trop tôt, trop vite. Mais non, le grand Jacques est en forme et il enchaîne les nouveautés (boostant « Qu’est-ce qui se passe à la caisse ») et les reprises (susurrant un suave et sensuel « Je suis amoureux d’une cigarette »). « Valse MF », « Egéries, Muses et Modèles »… on note au passage que le dernier opus, « Coup de foudre » est un grand cru.

 

La soirée est joyeuse, pétillante, sautillante. A l’image du très attendu « Tête en l’air ». Entre deux digressions galactiques et interstellaires dont Higelin a le secret, juste quelques allusions à la vieillesse (vieux, Higelin, allons donc…). Besoin de récupérer parfois - « Vous allez avoir ma peau, c’est plus de mon âge ces trucs-là » - avant de repartir de plus belle. Allusions aussi à la situation actuelle – mime-minute de Sarko et reprise joyeuse (elle figure aussi sur l’album) d’ « Aujourd’hui la crise ».

 

Mais Jacques Higelin garde le moral et mobilise ses troupes contre les cons, la morosité, tous les bouffeurs de vie et les empêcheurs de danser en rond. Et il le crie le poing levé : « On les aura ! ». Après deux heures de spectacle, Higelin revient en scène pour jouer en rappel « Crocodail » et une version revisitée et magique de « Pars ».

 

On en redemande, mais Higelin est fatigué. « ça fait longtemps que j’ai pas tiré… pas tiré une telle énergie de vous, pour vous. Mais il faut que je tienne six soirs, alors merci ! » Et il se retire, presque à regrets, se dirige vers le côté jardin, se retourne… Un dernier salut du coin de la scène, puis il s’en va.

 

Nous aussi, les mains et les pieds échauffés d’avoir dansé, applaudi, rappelé. Des refrains plein la tête, des images plein les yeux, et surtout le cœur léger, léger…

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Published by Olivier Quelier - dans Musique
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commentaires

frederic 11/04/2010 17:21


Bien dit l'artiste, j'y suis alle le 12 a la cigale... ok avec toi et je rajoute... je suis sur de ca.... les rappels interminables alors que le concert est plie reste a ses oreilles leplus beaux
des mercis, des sinceres merci que tous, presents de 4 a 80 ans, souhaitaient lui envoyer... une gerbe de merci...


flo 11/03/2010 18:21


merci !!!! j'y serai demain soir et tu m'as mis l'eau à la bouche !!!!! vite vite vite demain, arrive vite !!!!