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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 11:38

La grand-messe parisienne des éditeurs, auteurs et lecteurs fête ses trente ans dans un climat pour le moins morose. Fronde du géant Hachette Livres, qui réduit sa présence à la portion congrue. Grogne des plus modestes, qui estime le prix des stands hors de prix. Tensions au syndicat national de l’édition. Bertrand Morisset, Commissaire général du Salon du Livre de Paris, lui, veut rester serein.

 

Propos recueillis par Bénédicte Agoudetsé

 

morisset.jpgQue vous inspirent les défections de Hachette et de nombreux petits éditeurs cette année ?

C’est leur décision. Je regrette que Hachette n’apporte pas ses livres Porte de Versailles. Mais je ne partage pas cette attitude. Et nous sommes nombreux dans ce cas. La preuve, 1 200 éditeurs sont au rendez-vous. Le salon leur appartient ! Et il ne touche aucun subside de l’Etat. Quant aux petits éditeurs, ils sont 700 à avoir fait le déplacement cette année. Qu’on cesse de me dire que la location d’un stand est inabordable : nous en proposons à partir de 1 450 €. Sans compter que certains bénéficient de subventions de leurs collectivités locales pour venir à Paris. Nous pratiquons même pour les plus modestes des services à prix coûtant.  

 

Quel est l’événement marquant de ce trentième anniversaire ?

Nous avons choisi de réunir un plateau d’auteurs incroyable, totalement inédit : Rushdie, Auster, Ormesson, Gavalda, Eco, Bilal ou Carrière pour ne citer qu’eux. C’est un véritable événement !

 

Quels grands moments ont jalonné l’histoire du Salon du Livre de Paris ?

Parmi ceux que je retiens, le premier rendez-vous au Grand Palais, où le Salon avait ses quartiers jusqu’en 1994. Ce démarrage a eu lieu sur fond de vote de la loi Lang sur le prix unique du livre. C’était de bon augure ! (Rires). On se souvient aussi le lancement de l’opération «  les pays invités d’honneur », un tournant pour la manifestation. Et puis plein d’images fortes, comme Simone Signoret dédicaçant «  Adieu Volodia » en 1985 ; la déferlante des Pays francophones en 1986 ;  Salman Rushdie, en 1995, bravant la fatwa pour assister à notre salon, sa seule apparition publique à ce moment-là…

 

Quel est l’avenir du Salon du livre ?

Il n’est pas menacé. D’ailleurs nous y travaillons sans cesse. Et notamment à la création d’offres encore plus attractives pour les professionnels.

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Published by Bénédicte Agoudetsé - dans Salons
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