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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:50

Et si, à l’exemple de ceux du Prix Nobel de littérature, qui ont distingué Alice Munro le mois dernier, les jurés du Goncourt décidaient d’élire une femme, ce lundi 4 novembre ?


images-copie-2.jpgKarine Tuil, qui figure dans le carré final 2013 avec son roman « L’invention de nos vies » (Grasset), serait la onzième femme récompensée (en plus de 110 ans) par les membres de l’Académie Goncourt.

 

Mais au fait, qui sont les dix précédentes lauréates ? Difficile question, bel exercice de mémoire… Le premier nom qui vient à l’esprit est sans doute celui de Marguerite Duras, qui reçoit le prix en 1984 pour « L’Amant » (éditions de Minuit).

 

On se souvient aussi de Simone de Beauvoir, trente ans plus tôt (pour « Les Mandarins », en 1954, publié chez Gallimard). Ou, plus récemment, de Marie Ndiaye, primée en 2009 pour « Trois femmes puissantes » chez Gallimard.

 

Le premier en 1944

 

Le premier Prix Goncourt est remis en 1903 à John-Antoine Nau pour « Force ennemie ». Il faut attendre plus de quarante ans pour que l’Académie, alors présidée par J.-H. Rosny jeune, récompense une femme. En 1944, à 48 ans, Elsa Triolet obtient le prix Goncourt pour « Le premier accroc coûte 200 francs » publié par Denoël.

 

Suivront, en 1952, Béatrix Beck pour « Léon Morin, prêtre » (Gallimard) puis deux ans plus tard, Simone de Beauvoir.

 

En 1962, c’est Anna Langfus – sans doute la plus méconnue de toutes les lauréates –  qui reçoit le prix pour « Les Bagages de sable » (Gallimard), un roman évoquant la Shoah. Auteur de trois livres, Anna Langfus meurt à 46 ans, en 1966.

 

Le dernier en 2009

 

Cette année-là, c’est Edmonde Charles-Roux, actuelle présidente de l’Académie Goncourt, qui est récompensée pour « Oublier Palerme » (Grasset). Treize ans plus tard – en 1979 – Antonine Maillet et son roman « Pélagie-la-Charrette » (Grasset) sont distingués.

 

Les deux derniers prix du XXe siècle vont à Pascale Roze pour « Le Chasseur Zéro » (Albin Michel) en 1996 et à Paule Constant (« Confidence pour Confidence », chez Gallimard) en 1998.

 

Après Marie Ndiaye en 2009, ce sera peut-être au tour de Karine Tuil, la quarantaine, de recevoir le Prix Goncourt pour son neuvième roman, « L’invention de nos vies » (Grasset).

 

Olivier Quelier.

 

A noter : sur les dix lauréates, cinq sont publiées chez Gallimard, et deux chez Grasset

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Published by Olivier Quelier - dans Actualités
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